Bulletin d’informations de mai 2010 en français (version PDF)

Récit de Florence Nierle.

Il était une fois…
C’est ainsi que commencent tous les contes, n’est-ce pas? Je vais vous raconter celui de Brésil de demain.

C’était en 1993. Tout commence avec l’envie d’aider, de partager, de changer le monde. Je prends un billet d’avion et m’envole pour Recife, destination inconnue mais où j’avais une adresse. J’atterris dans une fondation catholique et travaille avec les enfants des favelas dans le cadre de programmes de formation et de loisirs. Un spectacle de cirque est créé, et une tournée d’un mois aura lieu en Suisse. C’est la première étape importante: la rencontre de deux mondes.

Puis une première rencontre : celle de Micael, un brésilien innovateur qui organise des formations en fabrication de bijoux pour les jeunes défavorisés de son quartier. Nous décidons de soutenir son projet : en Suisse, la famille et les amis se mobilisent, les premiers fonds sont récoltés. Au Brésil, un atelier est construit et une vingtaine de jeunes participent à la formation.

1995 l’année de la formalisation: un comité et des statuts: Brésil de demain est né.

1996 une deuxième rencontre, celle de Maria, une mère de famille habitant la Vila da Felicidade. Afin de donner une chance aux enfants qui traînent dans la rue, elle les accueille chez elle, dans une petite cabane de 10 m2. Elle leur fournit du papier, quelques crayons et leur enseigne les bases de l’écriture.

Touchée par cette initiative magnifique, Brésil de demain construit une première salle de classe permettant ainsi à Maria d’enseigner dans des conditions dignes.

54 élèves répartis en 2 classes (une le matin, une l’après-midi) font alors partie de la première volée de l’Ecole Communautaire Gabriela Feliz. Une cuisine est construite; une cuisinière est à pied d’oeuvre pour offrir aux enfants un repas chaud par jour.

1997 La demande de scolarisation est très forte: une deuxième salle de classe est construite, au dessus de la première. La formation en bijouterie fonctionne bien.
Pendant les premières années d’activité, Brésil de demain réalise de nombreuses actions d’urgence en faveur des plus démunis, sous forme d’aide alimentaire, de soins médicaux ou autres.
En Suisse, des expositions sont organisées (Balexert), les bijoux ont beaucoup de succès sur les marchés et la liste des donateurs de l’association s’allonge, comptant plus d’une centaine de noms.

1998 C’est l’année de la séparation avec Micael qui poursuivra le projet de bijouterie de son côté. Et c’est surtout la troisième rencontre -celle de Carla- recrutée comme coordinatrice pour appuyer les deux enseignantes. Son rôle est de gérer administrativement l’école (gestion du personnel, comptabilité, recherche de fonds, etc.) et de faire le lien avec l’association en Suisse.

2000 de nombreux efforts et de longs mois d’attente sont récompensés : la Préfecture de Recife décide d’apporter son soutien à l’école Communautaire Gabriela Feliz. Au mois d’avril 2000, un accord est signé. La Préfecture fournit l’alimentation quotidienne pour 100 élèves, ainsi qu’une partie du matériel scolaire. En Suisse, l’association poursuit son bonhomme de chemin et participe de manière régulière au comptoir d’Orbe, au Marché de Noèl, à la fête des Cartons du Coeur à Yverdon…

2001 L’école est enfin légalisée! Son existence reconnue le 23 août 2001. Cette formalité va permettre d’entreprendre des démarches administratives aussi simplement que l’ouverture d’un compte en banque

2004 Carla, la coordinatrice de l’école, fait un voyage d’un mois en Suisse. Au cours de ce séjour, elle visite des écoles, découvre le système scolaire suisse et pour la première fois la neige! Elle rencontre aussi les membres, amis et donateurs de Brésil de demain qui sont déjà au nombre de 220.

2007 Trois membres de Brésil de demain, séjournent pendant plusieurs mois à Recife permettant d’améliorer la structure et le fonctionnement de l’école.
Pendant toute cette période, le comité se surpasse en manifestations : un concert avec André-daniel Meylan, une brisolée, une fête d’été, le Paléo festival, un souper de soutien, la Foire aux Livre de Romainmôtier, et toujours les traditionnels marchés… Les résultats financiers sont parfois excellents, parfois moins bons, mais c’est toujours l’occasion de rencontres enrichissantes.

2010 Légalisation du personnel au Brésil, une étape importante pour la consolidation de l’école à long terme et les 15 ans de l’association Brésil de demain!

Brésil de demain c’était mon rêve de jeune femme idéaliste qui voulait changer le monde. Parfois dans la vie tout contribue à ce qu’un rêve devienne réalité: des rencontres avec d’autres personnes qui partagent le même rêve, la confiance de ceux qui y ont cru et l’ont soutenu, beaucoup d’amour et d’engagement, des portes ouvertes, un soupçon de chance…

Brésil de demain n’a pas changé la face du monde, mais chaque jour il y contribue un petit peu. Alors je voudrais rendre hommage et remercier du fonds du coeur tous ceux et celles qui y ont participé, ceux qui ont travaillé à Recife, ceux qui se sont succédés au comité en Suisse, ceux qui ont toujours bénévolement prêté main forte lors de nos manifestations, ceux qui donne de leur argent… Merci d’avoir fait de Brésil de demain un conte qui va durer encore longtemps!

Au Brésil
Alice, Aparecida, Carla, Carlos, Cédrine, Dona Neyes, Eliane, Florence, Gaelle, diana, Estelita, Geraldo, Henrique, Ivanildo, Josefa, Luciene, Maria, Maria José, Marinalva, Micael, Michel, Miqueias, Rosilda, Rubineide, Sylvia, Ségolne, Susy, Tatiana,
Thierry, Vera

Le comité en Suisse
Antoinette, Anne, Brigitte, Carole, Caroline, Cédrine, Chantal,
Christophe, Delphine, Dimitri, Eric, Florence, Françoise, José,
Rachel, Thierry.

A story from Florence Nierle.

Once upon a time …
This is how all stories begin, doesn’t it? I will tell you the story of Brésil de demain.

It was in 1993. It all starts with the desire to help, share, change the world. I take a plane ticket and fly to Recife, destination « unknown », bu I had an address. I land in a Catholic foundation and work with children of the favelas through training and recreation programs. A circus is created, and a one month tour is in Switzerland. This is the first important step: the meeting of two worlds.

Then a first meeting: with Micael, a Brazilian who organizes innovative training in jewelry crafting for disadvantaged youth in his neighborhood. We decide to support his project in Switzerland, the family and friends rally, the first funds are collected. In Brazil, a workshop is built and a score of young people participate in the training.

1995 the year of the formalization: a committee and statuts, Brésil de Demain is born.

1996 a second meeting, with Maria, a mother living in the Vila da Felicidade. To give the children hanging out in the street a chance, she welcomes them in her home,  a small hut of 10 square meter. She provides them with paper, some pens and teaches them the basics of writing.

Affected by this wonderful initiative, Brésil de Demain build a first classroom allowing Maria to teach in dignified conditions.

54 students divided into two classes (one in the morning, one the afternoon) become part of the first wave of the Community School Gabriela Feliz. A kitchen is built, a cook is hard at work to give the children a hot meal per day.

1997 The demand for education is very strong: a second classroom is built above the first. Training in jewelry goes smoothly as well.
During the early years, Brésil de Demain conducts many emergency actions in favor of the poor in the form of food aid, medical care and other.
In Switzerland, exhibitions are organized (Balexert), jewelry are very popular in the markets and the list of donors to the organization grows, with more than one hundred names.

1998 is the year of separation with Micael who continue the project of jewelry on his side. And it is especially the third meeting -with Carla- recruited as a coordinator to support the two teachers. Her role is to manage the school administrative tasks (personnel management, accounting, fundraising, etc.). And make the connection with the association in Switzerland.

2000 much effort and many months of waiting are rewarded: the prefecture of Recife decided to support the community school Gabriela Feliz. In April 2000 an agreement is signed. The Prefecture provides daily food for 100 students, and part of the educational materials. In Switzerland, the association continues its merry way and participates regularly in diverse events…

2001 The school is finally legalized! Its existence is recognized on August 23, 2001. This step will allow to undertake administrative tasks as simply as opening a bank account

2004 Carla, the coordinator of the school, make a trip of one month in Switzerland. During this stay, she visite schools, discover the Swiss school system and for the first time see snow! She also meets with members, friends and donors of Brésil de demain that are already 220.

2007 Three members of Brésil de Demain stay for several months in Recife to improve the structure and functioning of the school.
Throughout this period, the committee surpasses events: a concert with André-Daniel Meylan, a brisolée, a summer party, the Paleo Festival, dinner support, the Book Fair of Romainmôtier, and also the traditional markets … The financial results are sometimes good, sometimes not so good, but it’s always the opportunity for enriching encounters.

2010 Legalization of the staff in Brazil, an important step in the consolidation of the school term and the 15 years anniversary of the Association Brésil de Demain!

Brésil de Demain was my dream of idealistic young woman who wanted to change the world. Sometimes in life all contribute for a dream to come true: to meet with others who share the same dream, the confidence of those who believed and supported it, lots of love and commitment , doors opening, a bit of luck …

Brésil de Demain has not changed the world, but every day it helps a little. So I’d like to pay a tribute and a heartfelt thank to all those who participated, those who worked in Recife, who have succeeded to the Committee in Switzerland, those who have always lent a volunteer hand at our events, those who give their money … Thank you for making Brésil de Demain a tale that will last a long time!

In Brazil
Alice, Aparecida, Carla, Carlos, Cédrine, Dona Neyes, Eliane, Florence, Gaelle, diana, Estelita, Geraldo, Henrique, Ivanildo, Josefa, Luciene, Maria, Maria José, Marinalva, Micael, Michel, Miqueias, Rosilda, Rubineide, Sylvia, Ségolne, Susy, Tatiana,
Thierry, Vera

The committee in Switzerland
Antoinette, Anne, Brigitte, Carole, Caroline, Cédrine, Chantal,
Christophe, Delphine, Dimitri, Eric, Florence, Françoise, José,
Rachel, Thierry.